
(c’était hier mais je n’ai pas eu le temps de poster mon article, désolée)
Cette journée suscite plein d’interrogation ! C’est un sujet délicat, mais il faut lever les tabous !
J’ai décidé de parle dans cet article de la représentation du corps que l’on peut en avoir, de ce qu’est la mort encéphalique, et que le don d’organes n’est interdit par personnes. Il faut « juste » en parler avec son entourage, pour que ses proches soient au courant de nos volontés. Même si c’est un sujet difficile à aborder…
En Occident, le corps est dissocié de l’Homme, avec :
- une partie matérielle : corps machine (enveloppe corporelle)
- une partie immatérielle : âme, esprit, la pensée
Pour accepter la greffe, il faut déjà accepter son corps selon ses propres représentations, et se dire que notre enveloppe, n’est que le contenant de nos organes.
Ensuite, pour accepter de donner nos organes, il faut être clair avec l’idée qu’on peut mourir. Qui est vécu en Occident comme un échec, avec toutes les nouvelles technologies que l’on peut avoir à porté de main (mais qui sont encore insuffisante de ce côté-là).
L’acceptation peut être plus facile quand on est persuadé qu’il y aura autre chose que notre corps dans la mort = notre âme !
Le plus dur à accepter, c’est la mort de la personne qui est nous est cher. Car toutes les personnes qui décèdent ne peuvent pas devenir donneur.
Très souvent ce sont des personnes qui ont des accidents de la voie publique, des traumatismes crâniens… où la mort est très brutale, provoquant une mort encéphalique.
C'est-à-dire que le cerveau ne fonctionne plus, et que le corps est maintenu en « vie » par des machines.
Ce n’est pas la mort dont on a l’habitude, car le corps qu’on a devant nous est encore chaud, à des couleurs, le cœur bat toujours, l’urine peut s’écouler… mais le cerveau n’a plus d’irrigation (et cela est confirmer par des électroencéphalogramme ou des angiographies du cerveau), tout est vraiment « entretenu » par des machines, des perfusions…
Et ce pour accepter que son proche, dans cet état de mort encéphalique (qui est bien mort), donne ses organes, il faut de préférence avoir recueilli sa volonté lors de son vivant, sinon on pourrait avoir des remords.
En plus de ça, le délai pour donner sa réponse, on dispose de très peu de temps, car le corps ne peut être maintenu dans cet état très longtemps.
Mais il n’y a pas que de la tristesse dans cette mort, il faut se dire qu’elle peut permettre de sauver des vies, et plusieurs !
Car peut être prélever : 
Au niveau des religions : Aucune religion (Christianisme, Judaïsme, Islam, Bouddhisme, Hindouisme, Témoins de Jéhovah) ne s’oppose au don et à la transplantation d’organes. Le libre choix est laissé aux individus.
Toutes les religions demandent :
- Respect du corps avec restitution tégumentaire
- Consentement explicite du défunt
- L’organe ne doit faire l’objet d’aucune transaction, ni d’aucun commerce.
Au final :
La représentation du corps et de la mort influence le vécu de la transplantation et le choix d’être donneur.
Pour accepter le don d’organes, il faut que le corps ait une valeur technique et perde sa valeur morale.
Il faut considérer le corps indépendant de l’Homme pour accepter une greffe.
La Religion n’est pas un obstacle au don d’organes.